Stratégie nationale pour un numérique inclusif

Le numérique ne doit pas être réservé aux plus agiles ni aux plus favorisés, ni aux plus urbains. Chacun doit y trouver les moyens de gagner en autonomie, d’avoir la capacité d’agir, d’entreprendre et de choisir sa vie.

Emmanuel Macron

Président de la République

Ensemble, construire les parcours d’inclusion numérique adaptés à tous

Parce que la réussite de cette ambition ne peut reposer que sur l’alliance de tous, le Gouvernement, les associations d’élus partenaires de la Conférence nationale des territoires, les collectivités et les acteurs locaux, publics ou privés, s’engagent afin d’élaborer conjointement une stratégie nationale pour un numérique inclusif.

Pour la première fois, une démarche associant l’ensemble des acteurs

En partant des besoins de la population et en s’appuyant sur les expertises existantes, cette stratégie nationale doit permettre de formaliser des objectifs communs, de fédérer et coordonner les différents acteurs, de mieux définir les rôles de chacun d’entre eux et d’unir les moyens et les efforts de tous, pour rendre l’action collective plus efficace pour les citoyens.

Des acteurs nombreux et divers, publics ou privés, contribuent aujourd’hui à l’accueil et l’accompagnement des personnes en difficulté face au numérique, chacun à leur échelle : les lieux spécifiquement dédié à la médiation numérique, bien sûr, les services déconcentrés de l’Etat, les organismes de protection sociale (vieillesse, maladie, chômage, famille, etc.), les collectivités territoriales, mais aussi des centres sociaux, des associations, des acteurs de l’économie sociale et solidaire, des bureaux de Poste, des organismes caritatifs, des entreprises de services à la personne, etc. Nombre d’initiatives et d’expériences réussies existent, mais sont encore insuffisamment documentées, connues et reproduites.

En réunissant pour la première fois toutes les forces vives et acteurs œuvrant pour l’inclusion numérique au sein de groupes de travail, le Gouvernement fait le pari de l’intelligence collective et de la fédération des expertises pour construire un langage et des référentiels communs, ainsi que les outils nécessaires au déploiement d’une action inclusive dans tous les territoires.

13 millions de nos concitoyens demeurent éloignés du numérique : ils n’utilisent pas ou peu Internet, et se sentent en difficulté avec ses usages. Découvrez nos enquêtes détaillant l’état de la fracture numérique dans notre pays en 2018

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Notre objectif est qu’à l’été 2018, chaque territoire soit en mesure de déployer des parcours d’accompagnement et de formation au numérique en phase avec les besoins locaux, partout et pour tous. Le numérique ne doit pas être réservé aux plus agiles ni aux plus favorisés, ni aux plus urbains. Chacun doit y trouver les moyens de gagner en autonomie, d’avoir la capacité d’agir, d’entreprendre et de choisir sa vie.

Mounir Mahjoubi

Secrétaire d'Etat du numérique

3 axes de travail pour bâtir ensemble une stratégie nationale pour l’inclusion numérique

 

1-ATTEINDRE ET ORIENTER LES PUBLICS CIBLES

La première priorité d’action consiste à mieux connaître, pour mieux les atteindre et les orienter, les bénéficiaires cibles. Un premier groupe de travail permettra de définir les catégories d’usagers en situation d’exclusion numérique, et de construire les parcours d’orientation adaptés à chacun de ces publics, en fonction de leurs freins et de leurs motivations, de leur niveau de compétence, mais également de leurs points d’entrée dans les territoires.

Il s’agit ainsi de construire des outils communs, permettant à chaque territoire d’élaborer ensuite des solutions adaptées à ses habitants et à ses spécificités :

  • en dressant une typologie des situations d’exclusion numérique, en fonction d’un profil de personnes et/ou de territoires ;
  • en définissant un référentiel de diagnostic, permettant d’évaluer le niveau de compétences numériques de la personne ;
  • en identifiant les différents points d’entrée et d’accueil de ces publics dans les territoires, susceptibles de jouer un rôle de prescripteur et de les orienter vers un accompagnement qui corresponde à leurs besoins.

Rapporteurs du groupe de travail 1 

 

2- STRUCTURER L’OFFRE DE MÉDIATION ET DE FORMATION

La seconde priorité consiste à qualifier et structurer l’offre d’accompagnement au numérique dans les territoires, afin d’améliorer sa visibilité et de mieux répondre aux différents besoins des usagers et publics cibles.

Pour cela, le groupe de travail correspondant aura notamment pour mandat :

  • à partir d’un état des lieux des différents référentiels d’offres de services existants, de construire un référentiel national commun de l’accompagnement au numérique, qui permettra une lecture simple de l’offre de services proposée par chaque lieu : substitution, médiation, formation, etc. ;
  • de proposer les outils nécessaires au référencement national des structures d’accompagnement ainsi que de solutions de mise en visibilité et de valorisation de ces dernières (cartographie mutualisée, label commun, communication, etc.) ;
  • d’élaborer les modalités de qualification des offres de service afin de garantir la qualité et l’efficacité des actions conduites dans les structures référencées ;
  • de définir les objectifs de professionnalisation de la filière de médiation numérique à partir de l’état des lieux des certifications et formations existantes et des attentes en matière de formation, de valorisation des compétences et d’offre des parcours professionnels dynamiques pour les médiateurs numériques.

Rapporteurs du groupe de travail 2

Logos GT2

 

3- MOBILISER LES FINANCEMENTS NÉCESSAIRES

Parce qu’il nous faut mieux allouer les ressources disponibles et assurer la pérennité de l’offre d’accompagnement, un troisième groupe de travail, appuyé par une mission d’inspection générale, aura pour objectifs de :

  • déterminer les mécanismes et dispositifs de financement existants efficaces, ainsi que leurs conditions de déploiement, comme par exemple le chèque « Culture numérique » #APTIC ;
  • évaluer l’effort financier actuellement consacré à l’accompagnement et à la médiation numériques, notamment les financements consacrés à l’inclusion numérique au sein des opérateurs de service public ;
  • identifier de nouvelles sources de financement, notamment parmi les organisations, publiques et privées, ayant un intérêt à la montée à en compétences numériques de la population ;
  • définir des nouveaux modèles de soutenabilité, en s’inspirant par exemple des avancées en matière d’innovation sociale, ou encore de l’étude des solutions mises en place à l’international.

Rapporteurs du groupe de travail 3

Une action portée par les territoires, adaptée à leurs spécificités

Sur la base des outils, parcours et référentiels communs produits par les groupes de travail, la mise en œuvre de la stratégie nationale d’inclusion numérique se veut ancrée dans les territoires, afin que les solutions soient adaptées à leurs habitants, ainsi qu’au tissu d’acteurs présents à l’échelon local.

En se coordonnant à l’échelon départemental, les collectivités devront identifier les types de publics en difficultés avec le numérique et l’offre d’accompagnement présents sur leurs territoires, puis construire ensemble la solution la plus pertinente.

Pour les y aider, un quatrième groupe de travail, transverse, aura pour mandat de recenser les stratégies numériques inspirantes à différents échelons (métropoles, intercommunalités, départements, régions), de formaliser les modèles de gouvernance territoriale qui fonctionnent, ainsi que de proposer une méthode permettant le passage à l’échelle des initiatives territoriales : bonnes pratiques, résolution des irritants, conditions de réussite, etc.

Rapporteurs du groupe de travail 4

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